Refroidissement hivernal : Volet 1 - L'immunité, comment ça marche?

Dernière mise à jour : 26 oct. 2021

Le système immunitaire est plus à considérer comme une fonction que comme un système spécifique.

En effet, il est présent dans l'ensemble de notre organisme.







Chaque cellule y participe pour protéger le corps et agit suivant ces 3 principes

ÉCHANGER / DÉFENDRE / RÉGULER

En étroite collaboration avec les SYSTÈMES ENDOCRINIEN ET NERVEUX.


Allons découvrir ensemble comment fonctionne notre système immunitaire, comment notre corps réagit

et ce que les plantes peuvent apporter pour soutenir et apaiser notre organisme en réaction.

>< LA REPONSE IMMUNITAIRE – propre à toute infection

Un agent pathogène extérieur à notre corps vient d'entrer en contact avec celui-ci, infectant les cellules. Toutes les cellules de l'immunité vont se multiplier de manière rapide et massive pour tenter de détruire les cellules infectées.

3 lignes de défense existent pour faire front.


=> En 1ere ligne : La peau et les muqueuses

Une barrière naturelle face à l'envahisseur.

Actions mises en place par cette première ligne de défense


>< Acidification du milieu pour les chasser

>< Augmentation de la synthèse de mucus pour emprisonner l'agent pathogène et l'évacuer vers le milieu extérieure par les cils qui tapissent nos muqueuses.

>< Sur certaines muqueuse (intestinale, cutanée, vaginale, bauccale entre autre), on observe la présence de microbiote composé de bactéries, virus, champignons qui prennent déjà la place. cela limite ainsi le risque de colonisation par des agents pathogènes ou par des colonies spécifiques en trop grande quantité.


=> En seconde ligne : Le Système immunitaire inné


Il est acquis depuis la naissance

réaction de défense sur le lieu de l'infection

Réaction générale, non spécifique à un agent pathogène. On détruit en masse !

La réponse inflammatoire est lancée.

>< Communication intercellulaire

- Les cytokines vont libérer des médiateurs chimiques pour communiquer avec le reste du corps.

Parmi elles, l'interféron. Il va prévenir les cellules voisines de la présence de l'agent pathogène ainsi qu'activer les cellules de défense. Les compléments vont appeler encore plus de cellules immunitaires sur le site infecté

-Les macrophagocytes lancent un signal d'alarme pour faire venir plus de cellules de défense extérieures au lieu de l'infection. Elles vont notamment avertir le système immunitaire adaptatif (voir plus bas)


>< Mécanismes de défense

-Les phagocytes : granulocytes neutrophiles, et macrophagocytes en provenance de la moelle rouge viennent acidifier et absorber l'agent pathogène.

-Les Natural Killer : elles reconnaissent les cellules infectées et les détruisent en les perforant.

- Les Mastocytes : Elles libèrent des substances chimiques pro-inflammatoires. La substance libérée variera en fonction de l'infection, de l'agent considéré comme pathogène.

Par exemple, l'histamine qui va dilater les parois des artérioles de manière à faciliter l'arrivée du sang ou encore les fameux eicosanoïdes attirant les granulocytes sur le lieu de l'infection.



=> En troisième ligne : Le système immunitaire adaptatif


A chaque attaque virale ou bactériologique, il existe une réponse spécifique et ciblée. Elle sera déclenchée quelques temps après le début de l'infection à partir du moment où la réponse immunitaire locale n'est plus suffisante.


Les cellules de ce système ont Il n'est pas localisé dans l'ensemble des organes. Elles circulent dans les vaisseaux et se concentrent principalement dans les nœuds, les ganglions lymphatiques dans l'attente d'un signal d'alarme.

>< Communication intercellulaire

Certaines cellules assurent la communication entre le site infecté et ce système spécifique. C'est le fameux signal d'alarme.

-Les cellules dendritiques : Localisées dans la circulation, elles captent l'agent pathogène notamment son antigène*. Elles vont rejoindre les ganglions lymphatiques où siègent la système immunitaire adaptatif et présenter l'agent aux cellules concernées.

-Les macrophagocytes ; que l'on a déjà identifié dans le système immunitaire inné


Informé par ces cellules dendritiques et macrophagocytes de l'infection,

le système immunitaire adaptatif se met en place.


>< Mécanisme de défense

ll est composé de deux grandes familles de Lymphocytes : Lymphocytes B et T fabriquées dans la moelle osseuse rouge.

La maturation des lymphocytes B se fait dans la moelle osseuse rouge

La maturation des lymphocytes T se fait dans le Thymus ( organe lymphoïde situé sous entre la gorge et le cœur)


Spécificité des lymphocytes T

Ils agissent sur les cellules infectées en les détruisant. On parle d'immunité cellulaire.

Il existe différents types de lymphocytes T. Ils interagissent par réaction en chaine dès que la cellule dendritique arrivant du site de l'infection leur présente l'anti-gène* (protéine de l'agent pathogène) . Alors le spectacle des lymphocytes T commence. Les chefs d'orchestre s'activent, se clonent, réveillent les lymphocytes T destructeurs, les lymphocytes B, les lymphocytes T qui gardent en mémoire l'antigène et ceux qui stoppent l'activité immunitaire.


Spécificité des Lymphocytes B

Ils agissent directement sur les agents pathogènes circulant dans le milieu extracellulaire. On parle d'immunité humorale.

Les lymphocytes B sont activés par les lymphocytes T chef d'orchestre.

Ils vont alors se cloner et libérer des anticorps qui se rendent sur le site de l'infection L'anti corps est un détecteur d'agent pathogène. Il se lie à l'antigène positionné à la surface de l'agent pathogène pour le neutraliser et l'empêcher de se lier à nos cellules et d'y entrer.

Notre immunité innée peut alors venir détruire l'agent pathogène stoppé dans sa course


Pour résumer

nous avons 3 lignes de défense


=> En 1ere ligne : La peau et les muqueuses

Une barrière naturelle face à l'envahisseur

=> En seconde ligne : Le Système immunitaire inné

réaction de défense sur le lieu de l'infection

Réaction générale, non spécifique à un agent pathogène. On détruit en masse !

=> En troisième ligne : Le système immunitaire adaptatif

Une réponse spécifique et ciblée déclenchée quelques temps après le début de l'infection

à partir du moment où la réponse immunitaire innée locale n'est plus suffisante.




Ca y est, le rhume est là. ça gratte la gorge, le nez, la tête un peu lourde.... et oui c'est signe que notre organisme entre en action. Voici plus en détail la raison de ces désagréments qui sont salvateurs au final.



>< SYMPTÔMES – Liés à la mise en place de la réponse immunitaire

=> La réaction inflammatoire


L'inflammation est manifestée par les marqueurs suivants : chaleur, gonflement, rougeur et douleur


L'inflammation entraîne la dilatation des artérioles, afin de laisser passer les cellules de défenses, les nutriments nécessaires à la reconstruction (oxygène notamment) ainsi que des protéines de coagulation présentes pour établir un périmètre fermé et limiter la prolifération de l'agent pathogène dans l'organisme.

=> La fièvre


La fièvre va se développer par action d'un médiateur chimiques.


En gros, on remonte le thermostat de l'organisme pour accélérer les mécanismes de défenses, de réparation et voire inhiber la multiplication de l'agent pathogène.

Une fièvre temps qu'elle reste modérée (inférieure à 39,5 chez l'adulte ) et sur une courte durée est une réaction d'adaptation bénéfique.


=> La toux et l'excès de mucus


Ces symptômes se développent dans le but d'évacuer les déchets dus à l'élimination de l'agent pathogène, la destructions des cellules infectées et les déchets énergétiques

=> La fatigue


Le corps dépense beaucoup d'énergie en élevant sa température corporelle, et en luttant contre l'envahisseur. D'où cette fatigue persistante au cours de la phase aiguë de l'infection.


Il est donc bon de dormir ou du moins de se reposer un maximum, de se nourrir peu afin de ne pas solliciter l'organisme sur la digestion ou l'activité cérébrale et le laisser se focaliser sur la pathologie.

>< ET LES PLANTES DANS TOUT CA


Gardons en tête que nous restons dans le cadre d'une infection virale maîtrisée par le corps sans détresse respiratoire ne nécessitant pas d'hospitalisation. On est donc à la maison face à une version sans conséquence d'hyper-inflammation d'une pathologie. Si la situation s'aggrave, c'est au corps médical qu'il faut s'adresser.

Nous avons appris que


1/ La fièvre n'est pas dangereuse temps qu'elle est raisonnée. (en dessous de 39,5). Elle aide le corps à se battre.


2/ Utiliser des anti-inflammatoires en grosse quantité par voie orale peut nuire au combat de l'organisme car ils vont faire baisser la température et donc limiter l'action du système immunitaire.


3/ L'activation du système immunitaire adaptatif est essentiel à la guérison ainsi qu'à l'immunisation contre ce nouveau virus. On peut donc continuer à prendre des plantes immunomodulantes qui viennent réguler la fonction immunitaire, la relancer ou la calmer si nécessaire.

Le concept est alors d'accompagner le corps face à sa lutte et ce sans lui nuire. Et dans ce cas, les plantes sont nos meilleures alliées ! J'invite à privilégier des plantes de notre pays, couramment utilisées plutôt que des plantes du bout du monde difficiles à obtenir et que nous connaissons moins.





=> Plantes de choix

A visée anti-inflammatoire

Utile en cas de migraines, ou de fièvre trop intense

en phytothérapies : les dérivés salicylés

en aromathérapie : les sesquiterpènes et sesquiterpénols (et encore des études sont en cours)

=> Filipendula ulmaria (Reine des prés)

=> Salix alba (Saule blanc)

anti infectieuses

Action principale par le biais des huiles esentielles meilleure activité anti infectieuse et anti bactérienne : les phénols.

=>Thymus serpilllum (serpollet)

=> Satureja montana (sarriette)

=> Origanum compactum (origan)

=> Thymus vulgaris (Thym)

Nota Bene : Les plantes sont à manipuler avec précaution, notamment les huiles essentielles. Référez-vous un professionnel afin de connaître les posologies et le mode d'absorption. certaines peuvent brûler les muqueuses de par leurs puissants principes actifs. C'est pourquoi, je choisis de ne pas noter de conseils d'utilisation.


«Diaphorétiques»

qui font transpirer et qui accompagnent l'organisme fiévreux

=> Sambucus nigra (sureau noir)

=> Rosa canina (Cynorhodon églantier)


Expectorantes

expectorante = augmentation de la quantité de mucus pour hydrater les mucosités

Pour passer de la toux sèche à grasse

=> Thymus vulgaris (Thym)

=> Eucalyptus

=> Inula helenium ( aunée)

=> Tussilago officinalis (Tussilage)

fluidifiantes ou mucolytiques

fluidifier le mucus pour faciliter son évacuation sans augmenter les quantités.

Réduire la toux grasse

=> Eucalyptus

=> Glechoma Heredacea (Lierre terrestre)

=>Thymus vulgaris ( Thym)

=> Verbascum thapsus (Bouillon blanc)

=> Malva sylvestris (mauve sylvestre)

=> Althaea officinalis guimauve



anti-tussives

calmer l'inflammation et l'irritation des muqueuses

=> Malva sylvestris (anti tussive et adoucissante)

=> Lavandula officinalis

=> Papaver rhoeas (coquelicot) toux sèche

=> Verbascum thapsus (bouillon blanc)

=> Thymus vulgaris (thym)

Plantes immuno-modulantes

renforcer et accompagner le système immunitaire en prévention

=> Echinacea purpurea ou angustifolia (déconseillée en cas de Maladie auto-immune)

=> Cupressus sempervirens

=> Conseils naturo


Hygiène de vie


Lors d'un refroidissement hivernal, on peut se sentir fatigué. Le yeux tombent. On peut avoir quelques vieilles douleurs qui remontent. Votre corps vous transmet un message. Ecoutez-le. Calmez le jeu.


Couvrez-vous et filez sous la couette dès que vous le pouvez. Le sommeil est notre meilleur allié. en plus, comme ça vous le transmettrez à moins de monde.


Mangez léger pour réduire le phénomène de digestion. Ainsi, votre corps pourra se concentrer sur la lutte contre l'infection et non sur la digestion. Soupes, bouillon, purée au coin du feu même si il est électrique.


Hydratez-vous. Buvez de l'eau, des tisanes.


Diminuez les laitages si vous avez un encombrement bronchique et une toux grasse.


Faites une cure de probiotiques pour renforcer votre microbiote, première barrière à l'intrusion des agents pathogènes.


Visualisez-vous guéri.e Le pouvoir de la pensée, ça vous dit quelque chose ;)


Plus vous prendrez soin de votre corps pendant le coup de froid,

plus la convalescence sera rapide

plus vous pourrez reprendre une vie normale sans traîner des restes de rhume tout l'hiver.

Prévention

Préparer votre corps à l'hiver


Cure de 3 semaines

bourgeon de noyer

Echinacée et baies de sureau en extrait de plantes fraîches


Faites doser votre vitamine D3 afin d'anticiper toute carence liée à l'absence de soleil et à son inclinaison. Complémentation à prévoir en général d'octobre à mars


Complémentation en zinc, oligo-élément participant au bon fonctionnement de l'immunité


Réfléchissez à votre rapport au stress. Le stress, facteur de risque de l'épuisement des glandes surrénales pouvant venir déstabiliser le bon fonctionnement de notre système immunitaire.


Vos intestins sont la porte d'entrée aux agents pathogènes tout comme les poumons. Appréhendez leur état.

Comment mangez-vous? Comment digérez-vous? Avez-vous déjà fait une cure de probiotiques?



=> Accompagnement par les plantes

Prévention

Tisane quotidienne avant 17h


Rosa canina (Cynorrhodon – pseudo fruits écrasés)

Sambucus nigra (Sureau - fleurs)

Rosmarinus officinalis (Romarin)

Ribes nigrum (Cassis - feuilles)

Zingiber officinalis ( gingembre - racines)



Action

Soutien de votre corps


Tisane quotidienne

Malva sylvestris (mauve)

Tussilago officinalis (tussilage)

Pinus sylvestris (Pin sylvestre – bourgeons)

Thymus vulgare (Thym)

Rosmarinus officinalis (Romarin)

Inhalation (et en même temps, ça nettoie la peau du visage)

Soulager les bronches encombrées

2 gouttes d'Huiles essentielles de lavande fine et d'euvalyptus globulus dans l'eau frémissante avec une grande poignée de thym ou de sarriette.



Huiles essentielles

leur puissant pouvoir anti-infectieux accompagnement à merveille les refroidissements hivernaux.

Quelques gouttes par jour dans une cuillère de miel vous aidera à lutter. Par principe, je ne donne plus de conseils en aromathérapie dans mes articles car chaque personne est différente.


Nota bene : Testez bien votre corps aux huiles essentielles. Hop, une goutte dans le coude. Si au bout de quelques heures, vous ressentez une réaction inflammatoire (rouge, chaud, gonflé, douloureux) c'est que cette huile n'est pas pour vous et votre corps vous le dit.



En espérant que ces conseils vous apportent des réponses pour voir arriver l'hiver en douceur,

je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions en message privé.


Le naturopathe n’est pas un médecin. Ces conseils sont donnés à titre de prévention et dans le cadre de l'amélioration de votre hygiène de vie. En aucun cas, ils ne remplacent l'avis de votre médecin..

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